Reportage photo : massage énergétique et sonothérapie au Chalet Les Cerises
- Laurent Nodenot
- 29 mars
- 10 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Comment photographier un soin lorsque le geste alterne avec le son et que certains instruments viennent eux-mêmes se poser sur le corps ? Au Chalet & Spa Les Cerises, à Cordon face au Mont-Blanc, j’ai suivi Lucile pendant une séance mêlant massage intuitif, approche énergétique et relaxation sonore aux bols tibétains. Un reportage consacré à l’écoute du corps, au contact et à la résonance.
Certaines séances se photographient par le mouvement. D’autres par la posture. Avec Lucile, ce qui m’intéresse apparaît souvent dans ce qui se passe après le geste. Une main vient de quitter le corps. Un bol reste immobile quelques secondes. Lucile observe.
La personne massée ne bouge presque plus. Puis une nouvelle séquence commence. Cette alternance entre toucher et son donne au reportage un rythme particulier. Il ne s’agit plus seulement de photographier ce que fait la praticienne. Il faut aussi essayer de montrer la place laissée à la réception.
Sommaire
Temps de lecture : ≈ 11 min
En bref : Lucile au Chalet Les Cerises
Lucile propose au Chalet Les Cerises plusieurs pratiques appartenant à son approche du bien-être :
massage intuitif sur mesure ;
massage énergétique associé au Reiki ;
massage du ventre Arvigo ;
sonothérapie ;
relaxation aux bols tibétains et au gong.
Son parcours est également nourri par un intérêt ancien pour l’alimentation santé, les pratiques naturelles et une vision globale du bien-être. Elle situe un tournant important de son chemin personnel en 2014, lorsqu’elle commence à modifier profondément sa relation à son corps, à son alimentation et à son mode de vie. Aujourd’hui, cette histoire personnelle irrigue sa manière de travailler. Elle ne cherche pas à appliquer une séance identique à chacun. Elle observe. Elle écoute. Elle adapte le rythme, les pressions et les zones travaillées. Le soin commence donc avant même le premier geste.
« Partager, c’est prendre soin. » Lucile Valentin Gerfaud

Repère | Information |
Praticienne | Lucile Valentin |
Pratiques | Massage intuitif, Reiki, massage énergétique, sonothérapie |
Instruments | Bols tibétains et gong |
Format | Séance individuelle sur mesure |
Approche | Alternance entre toucher et relaxation sonore |
Lieu | Chalet Les Cerises, Cordon |
Cadre | Private Spa Day ou séjour bien-être |
Avant de photographier, regarder comment le corps répond
Avec Lucile, je remarque rapidement que les gestes ne sont pas mécaniques. Une séquence peut durer. Puis ralentir. Une autre s’interrompt plus rapidement. Les mains changent de zone. La pression semble évoluer.
Photographiquement, cela m’oblige à renoncer à prévoir toute la séance. Je peux anticiper un mouvement. Je ne peux pas décider de sa durée. Je dois donc regarder autant la praticienne que la personne qui reçoit le soin. Un relâchement du visage. Une main devenue immobile. Une respiration plus ample. Une posture qui paraît progressivement moins retenue. Je ne prétends pas savoir ce que la personne ressent. Mais ces indices visibles suffisent déjà à construire une photographie.

Le massage intuitif : photographier l’écoute plutôt que la technique
Un massage peut facilement devenir très démonstratif en photographie. Une main presse ici. Un avant-bras travaille là. Une posture semble particulièrement impressionnante.
Avec Lucile, je préfère montrer autre chose. La manière dont elle reste attentive au corps. Les moments où elle ralentit. Le changement de position d’une main. La transition entre deux zones. Certains cadrages sont donc très rapprochés. Le visage disparaît parfois complètement. Il reste une main sur un ventre. Un avant-bras. Une épaule. Un tissu. Une portion de peau.
Le corps n’est plus photographié comme un ensemble. Il devient un territoire que le geste parcourt progressivement.

Photographier le ventre sans rendre l’image intrusive
Certaines séquences du reportage se concentrent sur le ventre. C’est une zone photographiquement délicate. Le cadrage peut très vite devenir trop clinique ou, à l’inverse, inutilement intime. Je cherche donc une certaine distance. Les mains donnent immédiatement du sens à l’image. Elles indiquent qu’un soin est en cours. La lumière reste douce. Le reste du corps peut sortir du cadre. Je n’ai pas besoin de tout montrer.
Cette retenue est particulièrement importante lorsqu’on photographie un soin dans lequel la personne n’est pas là pour poser. L’intimité d’une image tient parfois davantage à ce qu’elle décide de ne pas montrer.

Du contact au son
Puis le langage de la séance change. Les mains ne sont plus seules. Les bols apparaissent. Certains sont placés à proximité du corps. D’autres peuvent être posés directement sur celui-ci selon la séquence. Le geste devient alors différent. Il faut installer l’instrument. Le maintenir. Le faire sonner. Attendre.
Cette attente est visuellement très intéressante. Après les mouvements du massage, l’image devient soudain beaucoup plus stable. Le corps ne bouge presque plus. Le bol non plus. Et pourtant, quelque chose est en train de se produire dans la pièce : un son se déploie.

Comment photographier une vibration que l’on ne voit pas ?
C’est le paradoxe principal de ce reportage. Le son constitue une partie importante de la séance. Mais il ne laisse aucune trace visible sur une photographie. Je peux photographier le bol. La mailloche. Le mouvement de Lucile. La manière dont l’instrument est posé. Je peux montrer la personne qui écoute. Mais je ne peux pas photographier directement la vibration. Et finalement, je préfère cette limite.
Elle m’oblige à chercher les signes autour du son plutôt que d’essayer de lui inventer une représentation. Une main vient de frapper un bol. Le geste s’arrête. L’instrument reste en place.
La photographie devient silencieuse au moment même où la scène ne l’est pas. Le son existe alors précisément parce que l’image ne peut pas le contenir.

Les bols tibétains posés sur le corps
Cette partie de la séance possède une force visuelle particulière. Un bol métallique posé sur un corps crée immédiatement une relation entre deux matières. La peau. Le métal. La lumière. La forme ronde de l’instrument. La ligne plus organique du corps. Je peux travailler très près. Parfois, le visage n’est plus nécessaire.
Le bol devient presque le centre géométrique de l’image. Mais je veille à conserver régulièrement des vues plus larges. Sinon, le lecteur finirait par voir une succession de beaux objets sans comprendre qu’ils appartiennent à une véritable séance. Comme toujours dans cette série de reportages : le détail explique le geste ; le plan large restitue l’expérience.

Lucile : une pratique construite à partir d’un parcours personnel
L’approche de Lucile n’est pas née uniquement d’une succession de formations. Elle la relie également à son propre parcours. En 2014, elle traverse ce qu’elle décrit comme une bascule dans sa manière de vivre. Elle commence alors à accorder davantage de place à l’alimentation, notamment anti-inflammatoire, aux pratiques naturelles et à une relation plus attentive au corps. Progressivement, cette recherche devient un mode de vie puis nourrit son activité professionnelle. Cette origine personnelle donne un éclairage intéressant à sa pratique.
Lucile ne présente pas son travail comme une promesse de transformation immédiate. Elle parle davantage de temps. D’écoute. D’environnement. De ressources. Et de cette capacité à retrouver progressivement une relation plus calme avec son propre corps.

Reiki et massage énergétique : présenter la pratique sans lui attribuer ce que l’image ne peut prouver
Lucile est également Maître Reiki et intègre cette pratique à certains de ses accompagnements. Dans son approche, le Reiki et le massage énergétique sont associés à un travail autour de l’énergie vitale et de l’équilibre global de la personne. Ces notions appartiennent au référentiel dans lequel elle inscrit sa pratique.
Photographiquement, je peux montrer un geste. Une position des mains. Une distance avec le corps. Une séquence silencieuse. Je ne peux pas montrer « l’énergie » elle-même. Et je ne cherche pas à le faire. C’est une limite importante. Les pratiques énergétiques proposées par Lucile relèvent du bien-être et ne remplacent pas un diagnostic, un traitement ou un suivi médical lorsqu’il est nécessaire.

Une lumière beaucoup plus douce
La lumière participe fortement à l’identité de ce reportage. Contrairement au reportage consacré à Laëtitia, construit autour des bougies, du rouge et du rituel, la séance avec Lucile possède une tonalité beaucoup plus claire. Le blanc de sa tenue. La peau. Le linge. Le bois. La lumière hivernale.
Quelques reflets dorés sur les bols. Cette palette crée une sensation presque dépouillée.
Je cherche donc moins les contrastes spectaculaires. Je travaille davantage sur les nuances. Une main légèrement plus éclairée. Le cercle d’un bol. Une fenêtre en arrière-plan. La lumière qui traverse une pièce sans la transformer. Cette douceur visuelle correspond bien au rythme de la séance.

Le Chalet Les Cerises comme espace de soin privé
La séance se déroule directement dans la maison. Ce détail change beaucoup de choses. Lucile vient au chalet. L’espace est préparé. Le soin commence. Lorsqu’il se termine, la personne n’a pas à traverser un accueil ou à reprendre immédiatement sa voiture. Elle reste dans la maison.
Cette continuité trouve naturellement sa place dans un Private Spa Day face au Mont-Blanc ou dans un séjour bien-être au Chalet Les Cerises. Massage, silence, sonothérapie, sauna ou jacuzzi peuvent ainsi appartenir à une même journée. Sans qu’il soit nécessaire de tout enchaîner.
Massage intuitif, relaxation sonore, bols tibétains ou Reiki : les différentes pratiques de Lucile peuvent être associées dans une expérience privée où le toucher, le son et les temps de silence trouvent naturellement leur place.
Sonothérapie : quand le soin change encore de rythme
Lorsque Lucile passe du massage à une séquence plus spécifiquement sonore, mon propre rythme photographique change également. Je me déplace moins. J’attends davantage.
Les instruments occupent progressivement plus de place dans les cadres. Le gong ou les bols deviennent parfois presque aussi présents que Lucile. Cette relation entre praticienne, instrument et personne allongée me paraît plus intéressante que l’instrument photographié seul. Elle explique immédiatement ce que l’on regarde. Le son n’est pas une décoration. Il appartient à une séance.
Cette dimension rejoint naturellement les autres expériences consacrées au son dans l’univers du Dialogue Vibratoire face au Mont-Blanc. Les approches et les instruments peuvent changer selon les praticiens. Mais la photographie rencontre toujours la même difficulté : comment raconter visuellement ce qui, par nature, s’écoute ? Dans le reportage consacré à Audrey, les bols n’interviennent que comme une ponctuation à l’intérieur du massage ; ici, le son devient progressivement l’un des langages centraux de la séance.

Le portrait de Lucile entre deux séquences
Je tiens aussi à sortir régulièrement du soin lui-même. Photographier uniquement les mains, les bols et le corps finirait par faire disparaître la personne qui les met en relation. Quelques portraits de Lucile permettent donc de replacer la praticienne au centre du reportage.
Elle regarde parfois l’objectif. À d’autres moments, elle reste concentrée sur ce qu’elle prépare. Je préfère particulièrement ces portraits intermédiaires. Ils ne ressemblent ni tout à fait à une séance de soin, ni à un portrait posé. Ils racontent davantage la personne derrière la pratique.

Pourquoi réaliser ce reportage au Chalet Les Cerises ?
Comme pour Laura, Véronique et Laëtitia, toutes les photographies de cette série ont été réalisées pendant une véritable séance au Chalet & Spa Les Cerises. Lucile était présente. Les massages ont été photographiés pendant leur déroulement. Les bols et instruments sont ceux qu’elle utilise. Les différents espaces visibles appartiennent à la maison. Cette dimension documentaire est essentielle.
Je ne cherche pas à construire après coup une représentation générique de ce que pourrait être la sonothérapie ou un massage énergétique dans un chalet. Je photographie la manière dont Lucile pratique réellement lorsqu’elle intervient ici. Et ce reportage possède, lui aussi, son langage propre.

Photographier le temps après le geste
C’est probablement ce que je retiens le plus de cette série. Pendant un massage, le geste attire naturellement l’œil. Avec les bols, quelque chose d’autre apparaît. Le geste a eu lieu. Puis il faut attendre. Le bol résonne. Lucile reste immobile. La personne qui reçoit le soin aussi.
En photographie, ce temps d’après peut sembler vide. Il ne l’est pas. Il donne au reportage son rythme.
Il laisse une place entre deux actions. Et permet de comprendre qu’un soin n’est pas nécessairement constitué d’une succession permanente de gestes. Parfois, ce qui compte se passe précisément lorsque plus personne ne bouge.
Découvrir le reportage photo consacré à Lucile
La série photographique réalisée au Chalet Les Cerises suit différentes séquences de l’intervention de Lucile. Elle réunit notamment :
massage intuitif ;
travail du ventre ;
gestes énergétiques ;
portraits de Lucile ;
bols tibétains ;
instruments posés sur le corps ;
sonothérapie ;
détails de mains et de matières ;
vues plus larges de l’espace de soin ;
moments de pause et d’écoute.
Un carrousel vidéo permet également de découvrir une sélection des images principales du reportage.
Pour prolonger cette immersion, la galerie photo du Chalet Les Cerises rassemble d’autres expériences photographiées dans les différents espaces de la maison.
FAQ : massage énergétique, Reiki et sonothérapie au Chalet Les Cerises
Quels massages Lucile propose-t-elle au Chalet Les Cerises ?
Selon ses disponibilités et les besoins exprimés, Lucile peut notamment proposer un massage intuitif sur mesure, un massage énergétique associé au Reiki ainsi qu’un massage du ventre Arvigo.
Qu’est-ce qu’une séance de sonothérapie avec Lucile ?
Dans son approche, la séance utilise notamment des bols tibétains et le gong dans un temps consacré au relâchement, à l’écoute et au bien-être. Certains instruments peuvent être disposés à proximité du corps ou, selon la pratique, directement sur celui-ci.
Peut-on combiner massage et sonothérapie ?
Oui. Selon la séance choisie, l’intervention de Lucile peut associer différentes séquences de massage, d’approche énergétique et de relaxation sonore.
Lucile intervient-elle directement au Chalet Les Cerises ?
Oui. Selon ses disponibilités, Lucile peut se déplacer directement au chalet pour intervenir auprès des hôtes.
Peut-on intégrer une séance avec Lucile à un séjour bien-être ?
Oui. Son intervention peut être intégrée à un séjour ou à une journée consacrée au bien-être et associée à d’autres expériences proposées dans la maison.
Le Reiki ou la sonothérapie remplacent-ils un traitement médical ?
Non. Le massage, le Reiki, les pratiques énergétiques et la sonothérapie proposés par Lucile relèvent d’une démarche de bien-être. Ils ne remplacent pas un diagnostic, un traitement ou un suivi médical lorsqu’il est nécessaire.
Photographier ce qui continue après le silence
À la fin de la séance, les bols sont immobiles. Lucile range progressivement son matériel. La personne reste allongée encore quelques instants. Le reportage pourrait s’arrêter au dernier geste.
Je préfère regarder un peu plus longtemps. Parce que c’est souvent là que les images deviennent les plus simples. Une main au repos. Un bol qui ne résonne plus. La lumière sur le bois. Un visage sans expression particulière à produire.
La photographie ne peut pas conserver le son. Elle peut en revanche conserver le silence qu’il laisse derrière lui.
Reportage photographique : Laurent Nodenot
Photographies réalisées au Chalet & Spa Les Cerises, à Cordon face au Mont-Blanc.
Praticienne : Lucile Valentin
Massage intuitif · Reiki · Massage énergétique · Sonothérapie


